Lecture des §50 à 58 – Le mètre-étalon et la normativité du langage

Les paragraphes 50 à 58 se situent dans le prolongement direct des paragraphes 37 à 49, et toute la section – §37-64 – constitue une « critique détaillée de la notion d’objet » (Bouveresse, Mythe…, 235), à travers un questionnement sur la relation entre mots et choses, noms et objets, langage et réalité : en quoi consiste et qu’est-ce qui assure la signification d’un mot (son acquisition, sa compréhension, sa stabilité, etc.) ? Lire la suite

Lecture des §37 à 49 –  La signification d’un mot est son emploi dans le langage

L’image augustinienne du langage qui ouvre les Recherches est représentative d’une mythologie philosophique de la signification et du langage, qui a été aussi, pour partie, celle de Wittgenstein au moment du TLP : signifier serait essentiellement nommer et désigner, le langage serait essentiellement descriptif. Lire la suite

Lecture des propositions 6.4 à 7 – « Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence. »

On l’a déjà dit, le plan de la section 6 est assez clair, il y est question :

  • de la forme générale de la fonction de vérité (6.0)
  • de la « connaissance » logique (qui n’en est pas une) : « Les propositions de la logique sont des tautologies » et vides de sens (6.1)
  • de la « connaissance » mathématique (qui n’en est pas une non plus) : « La mathématique est une méthode [de la] logique. »
Lire la suite

Lecture des propositions 5.5 à 5.5571 – comment des propositions peuvent être construites

Cette section poursuit la réflexion sur la « forme générale de la proposition », entamée en 4.5 (et définie alors comme «  la description des propositions d’une langue symbolique quelconque »), poursuivie tout du long de la section 5, et qui aboutira aux conclusions finales énoncées en 6 : la forme générale de la proposition, c’est la forme générale de la fonction de vérité, la forme générale selon laquelle toute proposition sensée est construite (comme résultat d’opérations successives sur des propositions élémentaires), et cela délimite tout ce qui peut être pensé et dit (l’enjeu du TLP posé tel qu’il est posé dès l’avant-propos). Lire la suite